«Traitez les gens comme s'ils étaient ce qu'ils pourraient être, et vous les aiderez à devenir ce qu'ils sont capables d'être.» Johann Wolfgang von Goethe

Mettre en réseau les professionnels

Le travailleur déficient intellectuel doit connaître les règles, ses droits et son statut

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Il doit aussi comprendre les problèmes pratiques qu’il faudra affronter quotidiennement pour travailler.

Souvent, sa capacité d’assumer son handicap est contrariée par son manque d’autonomie sociale. Des relais s’avèrent indispensables. Les accompagnements mis en place favorisent le maintien en poste et assurent un soutien psychologique.

Pour de meilleures chances de réussite, l’insertion passe de plus en plus par une démarche progressive. Pour acquérir une place stable dans le contexte professionnel, des étapes transitoires sont indispensables. Pour de nombreuses entreprises, un recrutement s’opère dans la durée et de façon graduelle sur la base d’une connaissance réciproque par le biais de stages, de prestations de services, de détachements.

Une Charte d’engagement pour l’accompagnement

Down Up cherche à pérenniser les actions d’intégration, c’est par des engagements réciproques et des équilibres respectueux des contraintes de chacun que les projets réussissent.

 L’association s’engage :

  • à établir et à faire évoluer un projet individualisé d’Intégration pour chaque personne déficiente.
  • à inscrire, dans le cadre de ce projet, des relations partenariales régulières et durables.
  • à annoncer et à faire accepter les conséquences psychique et affective de la déficience intellectuelle.
  • à définir et à apprécier les moyens et les ressources à engager pour atteindre les objectifs du projet.
  • à effectuer les évaluations et à en assurer leur diffusion.
  • à répondre à toute sollicitation d’intervention dans les meilleurs délais.
  • à proposer des soutiens psychologique, éducatif, thérapeutique… dans le cadre de la prise en charge individualisée.
  • à fédérer et à animer tous les acteurs de l’Intégration : la personne déficiente intellectuelle et sa famille, les équipes enseignantes et thérapeutiques, les collectivités territoriales, les partenaires sociaux et économiques…

La personne déficiente s’engage :

  • à adhérer à la convention écrite dans le projet.
  • à respecter ses droits et ses devoirs.

L’entreprise d’accueil s’engage :

  • à se conformer aux droits et devoirs de la personne déficiente.
  • à contribuer à la définition et à la mise en place des moyens et des ressources essentiels aux objectifs du projet.
  • à favoriser les conditions d’accueil requises pour une insertion réussie.

Au lendemain du comité interministériel du handicap, l’association Down Up a organisé jeudi une conférence-débat à l’amphithéâtre Notre-Dame du lycée Baudimont sur le thème « Employer les personnes ayant une trisomie 21, les conditions de la réussite : former, informer, accompagner ». Une centaine de participants, à l’invitation d’Emmanuel Laloux, président de l’association de parents d’enfants trisomiques, dont des représentants d’entreprises, ont débattu en trois tables rondes sur les thématiques de la formation, de l’information sur le handicap et de l’accompagnement pour permettre aux personnes ayant une trisomie 21 de s’insérer dans le monde du travail. La désormais célèbre Éléonore Laloux, qui travaille à la Clinique privée des Bonnettes, n’est pas la seule à avoir réussi à intégrer le monde de l’entreprise. D’autres exemples sur lesquels nous reviendrons montrent que si l’accueil est bon, si la formation suit, les adultes trisomiques peuvent tout à fait travailler et apporter une précieuse « valeur ajoutée » dans une équipe.

La Voix du Nord du 28/09/13